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De Callelongue à Marseilleveyre par le col de la Galinette et le Plan des Cailles

mardi 14 novembre 2017

A Callelongue, Marseille s’arrête. Les cabanons prennent le relais, accoudés aux balcons ils regardent les barquasses monter et descendre avec la houle que pousse le vent d’ouest dans la calanque. Les plongeurs sont déjà partis, les pêcheurs aussi, mais eux... voilà des années !

Au delà, la caillasse envahit l’espace et remplace le soleil. Malheur à celui qui va sur ces rivages et n’a ni suffisamment d’eau ni convenablement chaussé ses pieds !

La randonnée présentée se propose de quitter la rade de Marseille, de laisser le cap Croisette, l’île Maire et les sémaphores dans le dos, et d’aller à la découverte de l’autre versant, aride, pelé, le versant sud et flamboyant des calanques.

Dénivellation : 150 m

Durée : 2h 30

Lieu de départ : Callelongue

Localisation : Calanques

Rejoindre les quartiers sud de Marseille : Pointe Rouge, Montredon, la Madrague, puis dépasser Les Goudes et se diriger vers Callelongue

Stationnement : En fonction de la saison, utiliser les parkings mis à disposition ou à defaut le long de la chaussée...

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Le sentier est balisé en rouge. Il quitte Callelongue à l’extrémité du slip à bateaux, passe devant le club de plongée, deux cabanons, puis remonte le vallon orienté sud est qui conduit au pied de l’ancien sémaphore. Arrivé au col, à coté des ruines d’un ancien poste des Douanes, le sentier, plein est, suit la crête en une montée douce qui conduit aux pieds du Rocher des Goudes, de Saint Michel et au col de la Galinette (149 m).

A droite, plein sud, vous avez les îles : derrière le sémaphore c’est Maïre, haute (144 m) et escarpée elle prolonge le cap Croisette et ferme la rade de Marseille au sud. Une vigie désaffectée la coiffe. Puis s’étire l’île de Jarre suivie de Calsseraigne ou île Plane. En arrière plan, escarpée et culminant à 192 m, l’île Riou que prolongent deux tas de pois qui sont le Petit Congloué et le Grand Congloué ; deux haut lieux de la découverte océanographique. Les amphores remontées par l’équipe Cousteau garnissent plusieurs salles d’exposition à Marseille.

A vos pieds la calanque de la Mounine, ouverte au sud ouest.

Au col de la Galinette quitter le sentier, qui s’oriente alors vers le nord est, pour suivre celui qui plonge immédiatement dans le vallon. Il conduit à Malvallon, au Plan des Cailles et aux cabanons de Marseilleveyre.

De là, on peut rêvasser sur les graviers, entre les coques éclatées d’épaves en devenir ou regarder vers l’est à nouveau : le sentier du littoral balisé rouge et blanc longe la falaise et conduit en 20 mn à la calanque des Queyrons : quelques gros blocs tombés bordent une calanque miniature.

Accordez vous 10 mn de plus et vous êtes au Podestat : une calanque étroite que contourne le sentier.

C’est la dernière calanque avant la pollution de Cortiou. Ses eaux, selon le vent, n’y sont pas toujours claires.

Pour le retour, remettre ses pas dans ses pas jusqu’à Marseilleveyre, puis, suivre le sentier des douaniers le long du littoral.

La Méditerranée est née de la rencontre des continents africains et européens voilà 200 millions d’années.

La mer de l’ère secondaire a déposé d’épaisses séries calcaires aujourd’hui émergées. La surrection de la chaine Pyrénéenne survenue après celle des Alpes a donné une direction Est-Ouest aux reliefs présents : l’image des rivages est en effet celles de montagnes calcaires, souvent escarpées, coiffées du paysage typique des garrigues, et tombant dans la mer.


"Ainsi la Mer vint elle à nous dans son grand âge et dans ses grands plissements hercyniens - toute la mer à son affront de mer, d’un seul tenant et d’une seule tranche !
Et comme un peuple jusqu’à nous dont la langue est nouvelle, et comme une langue jusqu’à nous dont la phrase est nouvelle, menant à ses tables d’airain ses commandements suprêmes,
Par ses grands soulèvements d’humeur et de grandes intumescences du langage, par grands reliefs d’images et versants d’ombres lumineuses, courant à ses splendeurs massives d’un très beau style périodique, et telle, en ses grands feux d’écailles et d’éclairs, qu’au sein des meutes héroîques,
La Mer mouvante et qui chemine au glissements de ses grands muscles errants, la Mer gluante au glissement de plèvre, et toute à son afflux de mer, s’en vint à nous sur ses anneaux de pithon noir,
Très grande chose en marche vers le soir et vers la transgression divine..."

St John Perse - Amers 1957