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Calanque d’ En Vau

mardi 14 novembre 2017

Du col de la Gardiole à En Vau

Une calanque est une formation géologique particulière se présentant sous forme d’un vallon étroit et profond à bords escarpés, en partie submergé par la mer.
Creusée dans un calcaire résistant, elle se rapproche, quant à sa forme, à une ria ou un aber breton.
Ici, la mer a exploité des failles géologiques dans la roche calcaire, donnant au littoral ce profil si découpé. En Vau en représente l’archétype.
L’eau y est plus fraîche car de nombreux ruisseaux s’écoulent dans la mer, sous sa surface, par un réseau souterrain qui recueille les eaux de ruissellement des montagnes (Marseilleveyre) et des plateaux (Carpiagne).

Les calanques constituent un écosystème particulier. Le sol y est quasi inexistant, les falaises calcaires prolongées d’éboulis sont parcourues de très nombreuses failles et fissures dans lesquelles s’ancrent les racines des végétaux.

lundi 28 décembre 2015

En raison des risques d’incendie, et par arrêté préfectoral, les massifs sensibles de l’ensemble du département des Bouches du Rhône sont fermés au public du 1er juillet jusqu’au 2ème dimanche de septembre inclus ; les calanques de Marseille sont concernées par cette interdiction. En période peu dangereuse ou dangereuse, l’accès aux massifs forestiers est toutefois autorisé le matin de 6 heures à 11 heures. Il est préférable de se renseigner auprès de la préfecture des Bouches du Rhône.
Dénivellation : 250 m Durée : 3h 00

Lieu de départ : Col de la Gardiole
En venant de Marseille, passer le col de la Gineste puis prendre la route forestière conduisant à la Maison forestière de la Gardiole
Stationnement : Stationner au col de la Gardiole. Parking aménagé.

Voir la carte IGN

Du parking prendre le chemin goudronné qui descend vers le sud en direction de la Maison forestière. La contourner puis prendre la direction du Puits de l’Oule, balisage marron. Suivre le vallon d’En Vau puis quelques mètres du vallon des Rampes pour rejoindre le col de l’Oule avec impluvium et citerne DCFI.

Suivre alors le tracé bleu qui monte légèrement pour atteindre le plateau qui domine En Vau et son fameux belvédère. La vue est mémorable, la tranchée d’En Vau profonde, les bateaux au mouillage minuscules et l’ombre recouvre déjà tout cela....Au soleil la Pointe de l’Ilot ferme la calanque de l’Oule et plusieurs cordées escaladent l’arête de l’Aiguille d’Eissadon . Sur les falaises du Devenson quelques randonneurs progressent ; le spectacle est ailleurs, le spectacle est dans la falaise....

Revenir vers le col de l’Oule par le même sentier. Puis suivre le GR balisé rouge et blanc qui ramène au vallon d’En Vau puis à la calanque.

Vous n’avez plus envie de mettre le maillot, vous êtes déjà à l’ombre !

Pour le retour, mettre ses pas dans ses pas jusqu’à la piste balisée en rouge qui part vers le nord est et remonte le vallon de la Gardiole qu’il convient de suivre jusqu’à retrouver le sentier balisé marron pris à l’aller.


Mourir de soif ou mourir de faim ....
Pour vivre les plantes doivent laisser rentrer de l’air, qui leur apporte le dioxyde de carbone indispensable à la photosynthèse. La surface imperméable des feuilles est percée d’un grand nombre de stomates constitués de deux cellules encadrant un minuscule orifice qui permet à l’air de pénétrer et d’apporter à l’intérieur de la plante ce précieux élément. Mais quand un stomate est ouvert, il laisse passer les gaz dans les deux sens : la plante perd alors par transpiration une partie de son eau interne !La transpiration, compensée par l’absorption d’eau au niveau des racines, est cependant indispensable à la circulation des sèves dans la plante. Lorsqu’une plante commence à se dessécher, l’ouverture voire la fermeture complète des stomates est programmée.
Mais dans ce cas la pénétration de dioxyde de carbone et la circulation des sèves sont interrompues, la photosynthèse et la croissance cessent : la mort de soif est évitée mais la mort de faim menace...

Les végétaux méditerranéens n’ont donc jamais une croissance estivale très rapide...

Mourir de faim, de soif ou ...de chaud.
En plein soleil les plantes méditerranéenne cumulent le rayonnement solaire, la réverbération du sol calcaire et l’échauffement de l’air immobile.
Aussi l’aphyllante de Montpellier perd ses feuilles très vite laissant aux tiges vertes le soin d’assurer la photosynthèse ; à l’inverse le thym portent beaucoup de petites feuilles qui augmentent considérablement la surface d’échange avec l’extérieur et les risques de dessication ; mais, comme un radiateur, ces multiples feuilles cèdent à l’air ambiant la chaleur emmagasinée.
Les deux faces de la feuille de thym - comme celle de la lavande - ont une couleur blanche due au feutrage dense de poils. Cette pilosité évite aux stomates de s’ouvrir directement dans l’air desséché et surchauffé ; elle réduit d’autant le phénomène d’évaporation.