Rando Var

Randonnées Var Provence Alpes

Accueil > Rando Var > Centre Var > Crête de l’Amarron

Crête de l’Amarron

lundi 20 novembre 2017

Face à la Loube, à la recherche d’un dolmen celto-ligure...

Située dans le massif de la Loube (839 m), la crête de l’Amarron (770 m) constitue, au delà du collet de la Barraque (574 m), le prolongement vers l’est de la chaine de la Loube.

Bastion avancé des Bessillon, elle offre un belvédère sur une grande partie de la Provence : Sainte Baume, Ste Victoire, Ventoux, montagne de Lure, pic de Bure (Devoluy), Mourre de Chanier, Pic de Chamatte, Montagne du Roubion, Marges, Mont Lachens, Argentera, Mont Vinaigre, pic de l’Ours, rocher de Roquebrune, ND des Anges, îles du Levant et de Port Cros, Pilon St Clément, Coudon.....

L’ ubac de l’Amarron cache un vallon, fermé au nord par le Roc du Candellon, où croissent ifs, houx, chênes pubescents, buis .... Et là, au sommet de ce vallon, face au soleil, sous les pins, dominant leur oppidum, les celto-ligures avaient édifié un dolmen...

Carte IGN 1/25 000 : 3445 OT
Dénivellation : 400 m
Durée : 4h 00
Lieu de départ : Garéoult

Traverser Garéoult, se diriger vers le nord, direction Piscine municipale. Au rond point des Médailles militaires, se diriger vers la Garbelle.
Stationner face à la ferme de même nom.

Voir la carte

Suivre sur 1 km environ la piste du gazoduc. Arrivé au collet une piste forestière fermée par une barrière et non indiquée sur la carte, s’ouvre sur la gauche. Ne pas l’emprunter mais 10 m plus loin prendre la piste jalonnée en bleu. Elle rejoint le vallon de Cavaillon, orienté est ouest, et le remonte. Le parcours est ombragé, la déclivité régulière. Cotonéasters, calycotomes, genets, érables, chênes, cades et filaires couvrent le fond du vallon que coiffent quelques pins isolés.

Arrivé à la crête le parcours bleu rejoint le jalonnement vert du sentier des excursionnistes toulonnais. Le suivre vers le nord ouest. Il longe la barre rocheuse, surplombant les vallons des Infernets, du Cendrier ainsi que le plateau du Jas en ruine d’Emilien. Le sommet de l’Amarron marqué d’un cairn se cache au milieu des chênes pubescents. Le dépasser pour découvrir la vue sur la Loube puis, en appuyant vers le nord, la vue sur Lure et les Alpes.

Le sentier fléché en vert descend vers le collet. A mi pente l’abandonner pour un sentier bien marqué qui se dirige vers le nord-est en direction de la chaîne du Candellon. Il conduit à l’ouvert du vallon de l’Amarron. A son sommet se trouvent les ruines du dolmen. Contrairement aux indications de la carte, il est situé au nord du sentier.

Le dolmen ne porte plus de plateau. La pierre qui le coiffait est au sol, à proximité. Deux pierres dressées portent encore la trace de sculptures : marque de bouclier ? seins stylisés ? Marques gravées à la période du bronze.

Descendre le vallon en restant sur la droite, et suivre le sentier. Et là, surprise : quelques buis, houx, ifs croissent à 600m d’altitude, dans cette combe pleine de charme, située en ubac. Peuplements relictuels à rapprocher de ceux de la Sainte Baume. Le sentier, jalonné de points rouges, pénètre alors dans la chênaie, atteint une source qui alimente un abreuvoir circulaire.
Poursuivre vers le sud. Le sentier bute alors sur une clôture et se perd. Longer la clôture sur 200 m environ, vers le haut. Le sous bois est propre, dégagé. Quelques abris sous roche se cachent sur le plateau.

Gravir l’un d’eux pour, au dessus de la feuillée de chênes, découvrir le chapelet des Alpes. Le sentier emprunté à l’aller est là, à 50m, plein sud. Traverser le couvert et remettre alors ses pas dans ses pas.


Plusieurs dizaines de communes disposent de dolmens ou menhirs dans le Var, et plus de 165 oppida protohistoriques ont été recensés. S’agit il toujours de villages perchés, d’où les habitants descendaient pour cultiver les basses terres ? C’est peu probable, car on n’y trouve pas de silos à grains ou de cuves à vin. C’étaient plus probablement des lieux de refuge fortifiés avec des pierres sèches, des postes de gué et des abris, utilisés en cas de péril.

La plupart seront abandonnés quand le pays sera pacifié à l’époque romaine.

Portfolio